29 juillet 2014

Sophie de Bavière, Duchesse douairière d'Arenberg

Née le 20 juin 1935 à Starnberg, la princesse Sophie, Marie, Therese de Bavière est la dernière des six enfants du prince héritier Rupprecht de Bavière (1869-1955) et de la princesse Antonia de Luxembourg (1899-1954). Avant elle sont nés Heinrich en 1922, Irmingard en 1923, Editha en 1924, Hilda en 1926 et Gabrielle en 1927. A sa naissance, elle avait par ailleurs un demi-frère : le prince Albrecht qui naquit suite au premier mariage de son père avec la duchesse Marie-Gabrielle en Bavière (1872-1912), décédée inopinément après un problème au rein. 


La famille en 1935 peu après la naissance de Sophie


Malgré la fin de la monarchie en Bavière, le prétendant au trône qu'était son père s'était vu reconnaître, au travers d'une loi datant de 1923, la propriété des palais et châteaux liés à l'histoire de la famille royale. Ainsi, au moment de la naissance de la princesse Sophie, la famille occupait le Palais Leuchtenberg à Munich même si leur résidence principale était le château de Leutstetten, situé au sein d'un domaine agricole non-loin de Starnberg. Le château de Nymphembourg, également à Munich, servait pour les grandes occasions tandis que les vacances d'été se déroulaient au château de Hohenschwangau dans les Alpes bavaroises. Ce dernier fut préféré au château de Berchtesgaden, bourgade qui fut évitée à partir de 1933 et de la la nomination comme chancelier d'Adolf Hitler qui appréciait s'y rendre en villégiature.

L'accession au pouvoir du Führer n'a pas seulement eu une incidence sur le lieu de résidence de la famille en été. Farouche opposant des nazis, le prince héritier Rupprecht a dû mener une vie éloignée de toute activité publique. Craignant que ses enfants ne soient obligés d'incorporer les Jeunesses hitlériennes, ceux-ci ont été envoyés au Royaume-Uni pour y suivre ou continuer leurs études. Vu son âge, seule la princesse Sophie est restée auprès de ses parents et de la gouvernante Miss Wright. Dans l'entourage familial se trouvait également depuis le début des années 1930 la comtesse Paula von Bellegarde. D'abord engagée comme professeur de français, elle est devenue peu à peu une fidèle.


Les six enfants de Rupprecht et Antonia


Suite à la déclaration de guerre le 1er septembre 1939, les enfants ont passé quelques semaines à Bruxelles avant de revenir avec leur mère au Leuchtenberg car la résidence de Leutstetten avait été réquisitionnée pour y accueillir des réfugiés. Un palais qui était difficile à chauffer vu ses volumes et le rationnement du charbon. En décembre, le prince Rupprecht a quitté l'Allemagne pour l'Italie suivi en février par son épouse, ses filles et la comtesse Paula von Bellegarde qui ont dû attendre plus longtemps avant d'obtenir des passeports. Un exil qui arrangeait d'ailleurs les nazis qui par la suite s'opposeront à tout retour d'un des membres de la famille. 

Le prince Rupprecht entretenait de bons rapports avec la famille royale italienne. Connaissant bien la ville de Rome, ce fut l'occasion pour lui de servir de guide pour sa femme et ses enfants ainsi que de faire partager son goût pour l'art. La famille logeait tout d'abord à l'Hôtel Eden qui, parce qu'il était bien trop coûteux, fut abandonné pour Florence et la Villa Bellosguardo, située dans les collines et qui était la propriété du baron Giorgio Franchetti et de son épouse la baronne Marion von Hornstein. Manquant de liquidités, Rupprecht et Antonia on dû trouver de l'aide auprès de proches et parfois de parents éloignés. La grande-duchesse Charlotte de Luxembourg leur est ainsi venue en aide, du moins jusqu'au mois de mai 1940. 

Ensuite, la famille a encore déménagé et s'est même séparée. Le prince Rupprecht a emménagé dans un appartement du Palais Pecori-Giraldi, propriété du baron Theodor von Fraunberg et de la comtesse Adriana Pecori-Giraldi que le prétendant au trône bavarois a occupé avec son fils Heinrich, rejoint parfois par sa fille Irmingard. La princesse Antonia s'est quant à elle installée avec ses plus jeunes filles dans une pension, toujours à Florence. Mais le climat ne lui convenait pas, d'où le choix de Bressanone dans le Tyrol du Sud. Là, la princesse Sophie, à l'instar de ses sœurs, a fréquenté l'école tenue par les Sœurs de Lorette. Elle y a également découvert les joies du ski. Son père les rejoignait de temps en temps comme lors des fêtes de Noël. Les vacances d'été, elles, se déroulaient à Forte dei Marmi, en compagnie notamment de la duchesse Marie-José en Bavière (belle-mère de Rupprecht par son premier mariage et tante d'Antonia) ou encore la princesse Hilda de Luxembourg et son époux le prince Adolphe de Schwarzenberg.


La princesse Antonia skiant dans les Dolomites en 1944 à Sella Pass


En février 1944, la princesse Antonia et ses filles furent de retour à Florence. Avec désormais les troupes fascistes et nazies contrôlant les parties centrale et septentrionale de l'Italie, Rupprecht désirait qu'elles puissent trouver refuge dans un convent romain, d'où elles pourraient gagner facilement le Vatican si la situation évoluait d'une manière telle qu'une protection fut nécessaire. Mais la princesse Antonia craignait la chaleur de l'été à Rome et le 18 avril, accompagnée de ses trois plus jeunes filles et de la fidèle comtesse von Bellegarde, elle était de retour dans les Dolomites, à San Martino di Castrozza. Mais ce que redoutait le prince Rupprecht arriva : sa femme et ses filles furent arrêtées par la Gestapo, assez vite rejointes par la princesse Editha qui avait été arrêtée, elle, à Florence. Le prince Rupprecht, tout comme son fils Heinrich, a échappé en se cachant jusqu'à l'arrivée des troupes britanniques. 


Pâques 1944 à Florence : Sophie avec ses
 sœurs Editha, Gabrielle et Hilda


Au mois d'août, la princesse Antonia et ses filles sont déplacées à Alpe di Siusu, puis à Plan de Gralba. Elles ont été ensuite acheminées jusqu'à Innsbruck, où Antonia, souffrant de la fièvre thyphoïde, y a été emmenée à l'hôpital. La princesse Sophie et ses sœurs ont poursuivi leur route, toujours accompagnées de la comtesse von Bellegarde, jusqu'à Weimar. Elles ont finalement effectué leur entrée le 13 octobre dans le camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen, près de Berlin, étant inscrites sous le nom de "Buchholz". La petite maison qu'elles occupaient se trouvait juste à côté de celle où avaient été placés, arrivés quelques jours auparavant, le prince Albrecht (demi-frère de Sophie), son épouse la comtesse Maria Draskovich von Trakostjan et leurs enfants Marie-Gabrielle, Marie-Charlotte, François et Max Emmanuel. Très vite, une ouverture fut percée dans le mur séparant les deux maisons de sorte qu'ils puissent communiquer. 

Entre-temps, la princesse Irmingard a été arrêtée au bord du Lac de Garde. Souffrant du même mal que sa mère, elle fut elle aussi transportée à l'hôpital d'Innsbruck. Puis mère et fille ont été déplacées à l'hôpital de Seefeld. La princesse Antonia ayant repris des forces et assisté à la messe de Noël, le service médical a décidé qu'il était temps pour les deux femmes de rejoindre le reste de leur famille qui aura peine à reconnaître Irmingard qui a perdu tous ses cheveux. De nouveau malade, la princesse Antonia fut envoyée à l'hôpital de Jena, ville qui a été libérée par les Américains le 13 avril 1945. Pesant pas moins de 36 kilos, elle y sera retrouvée par un officier luxembourgeois et son beau-frère le prince Félix décida de son rapatriement au grand-duché. 


Editha, Hilda, Gabrielle, Irmingard, Sophie er la comtesse Paula von
Bellegarde, avant le départ depuis Augsbourg pour le Luxembourg
en mai 1945

A la fin du mois de février 1945, l'armée russe se rapproche inexorablement de la capitale allemande. Les cinq princesses, leur demi-frère et sa famille sont transférés au camp de concentration de Flossenbürg, près de Regensburg. Bien qu'ils bénéficiaient d'un régime particulier, les conditions y étaient plus dures encore que précédemment puisqu'ils devaient tous se loger dans deux chambres. Par ailleurs, à côté de la caserne qu'ils occupaient s'empilaient les corps... Le prince Albrecht s'est plaint, sans succès, aux nazis que cet effroyable spectacle était prompt à perturber les plus jeunes. La princesse Sophie devait alors prochainement fêter son dixième anniversaire. Les conditions ne se sont améliorées que suite à la dysenterie dont a souffert le prince Albrecht. La famille a pu bénéficier de deux pièces dans une maison située à l'extérieur du camp. 

La princesse Antonia entourée de ses six enfants, dont Sophie juste à côté,
peu après la fin de la guerre

Le 8 avril fut la date d'un nouveau déplacement, cette fois-ci pour le camp de Dachau. Ils y logeaient alors avec les familles des généraux tombés à Stalingrad ainsi qu'avec les proches des officiers allemands impliqués dans une tentative d’assassinat du Führer. La famille n'est restée que quelques jours dans ce camp de concentration et a été placée ensuite dans un petit hôtel situé au bord du Plansee, lac du Tyrol autrichien, à quelques kilomètres seulement du château de Hohenschwangau. La situation se détériorant jour après jour pour les Allemands, ils ont vu peu à peu le nombre de leurs gardes diminuer. Jusqu'à l'arrivée de trois soldats français qui s'étaient échappés et la libération finale survenue le 30 avril 1945 grâce à la 3ème armée américaine. 


Les six enfants avec leur père


Deux semaines plus tard, la princesse Sophie et ses sœurs ont entrepris grâce à l'aide d'un officier américain un voyage jusqu'au Luxembourg pour y retrouver leur mère. Passant par les châteaux de Hohenschwangau, Berg puis Leutstetten où elles ont retrouvé leur oncle le prince Franz de Bavière et ses fils Ludwig et Rasso, les princesses se sont envolées, accompagnées de la fidèle Paula von Bellegarde, pour le grand-duché depuis Augsbourg. On peut aisément imaginer l'émotion des retrouvailles avec leur mère qui poursuivait alors sa convalescence dans un hôpital. La famille fut au complet quelques mois plus tard avec l'arrivée de Rupprecht et d'Heinrich, bien que ces derniers n'ont pas éternisés les retrouvailles et sont retournés en Bavière dès septembre. 




La mère de la princesse Sophie ne remit plus jamais les pieds en Allemagne, vivant entre Rome et la Suisse, et ne fut dit-on plus la même après l'expérience de la guerre. Elle est décédée en 1954 après de longs mois de maladie, liés à cette période trouble qu'elle ne voulut plus jamais évoquer. Quelques mois plus tard, la princesse Sophie s'est mariée civilement le 18 janvier puis religieusement le 20 janvier 1955 au château de Berchtesgaden avec le prince Jean-Engelbert, Marie, Paul, Werner, Antoine, Guillaume, Gaspard, Joseph d'Arenberg, prince du Saint-Empire Romain germanique. Né le 14 juillet 1921 à La Haye, il est le fils aîné du prince Evrard-Engelbert d'Arenberg (1892-1969) et de la comtesse Anne-Louise de Merode (1894-1969). Plusieurs mois après le mariage, son père le prince héritier Rupprecht est décédé à l'âge de 86 ans. Elle a aussi perdu son frère en 1958 qui fut tué dans un accident de voiture en Argentine. 

Mariage civil le 18 janvier 1955 au château de Berchtesgaden
A gauche se trouve le prince Rasso de Bavière


Mariage religieux le 20 janvier 1955 au
château de Berchtesgaden


Le couple que forme Sophie et Jean-Engelbert habitait au début de son mariage en Belgique, où le titre princier d'Arenberg avait été reconnu au sein de la noblesse belge en 1953. Docteur en droit de l'Université de Munich et détenant un Master of Arts de l'Université de Georgetown, le prince Jean-Engelbert exerça la fonction d'administrateur de sociétés et actif dans le secteur bancaire. Il fut ainsi co-propriétaire de la banque privée Taymans, directeur général de la Banque Européenne d'Outre-Mer ou encore président du conseil d'administration de Continental Bank of Illinois Belgium. Et c'est sur le sol belge que sont nés leurs cinq enfants : Léopold-Engelbert en 1956, Charles-Louis en 1957, Marie-Gabrielle en 1958, Henri en 1961 et Etienne en 1967. 




Suite au décès sans postérité du prince Eric-Charles (1901-1992), chef de la Maison d'Arenberg, son époux est devenu le 13 septembre 1992 le 12ème Duc et Prince d'Arenberg ainsi que 18ème Duc d'Aerschot et de Croÿ, 7ème duc de Meppen, 7ème prince de Recklinghausen et comte de La Marck. Son titre de Duc d'Arenberg lui fut reconnu en Belgique en 1994 par le roi Albert II. Notons également que le prince Jean-Engelbert fut fait docteur honoris causa de l'Université catholique de Leuven et citoyen d'honneur des villes belges d'Enghien et d'Aarschot. Passionné par l'histoire, il fut l'auteur de trois ouvrages et a participé à la création de Studium Arenbergense en 1970, des Archives du Centre culturel d'Arenberg en 1977, d'Arenberg Stiftung en 1981 et enfin de la Fondation d'Arenberg en 2010. Parmi ses décorations honorifiques, citons qu'il était Officier de l'Ordre de Léopold et de l'Ordre de la Couronne, Croix d'Officier de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne, Chevalier d'Honneur et de Dévotion de l'Ordre de Malte,  Grand-Commandeur de l'Ordre royal bavarois de Saint-Georges pour la défense de l'Immaculée Conception ainsi que Chevalier de l'Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem. L'époux de la princesse Sophie est décédé le 15 août 2011 à Lausanne où le couple résidait depuis plusieurs années sur les rives du Lac Léman. 


Retrouvailles avec le roi Baudouin à la Fondation
Jean Monnet (Lausanne) lors d'un voyage officiel
du souverain belge en Suisse en 1989


En 1963, la princesse Sophie avait été choisie comme marraine du prince Laurent de Belgique. Lors du mariage de son filleul avec Claire Coombs le 12 avril 2003, elle prononça l'une des lectures, extraite du chapitre 6 de la Genèse : "Le Seigneur dit à Noé". Deux jours avant les noces, la soirée d'enterrement de vie de garçon du prince Laurent s'était déroulée chez le prince Charles-Louis d'Arenberg que le prince Philippe, actuel Roi des Belges, côtoya notamment au cours de plusieurs missions économiques comme administrateur puis président du conseil d'administration de Belgocontrol, l'entreprise publique autonome belge chargée du trafic aérien. Ajoutons par ailleurs que le prince Philippe fut choisi en 1999 comme parrain de Philip-Léopold, fils du prince Léopold-Engelbert et qui deviendra un jour le 14ème Duc et Prince d'Arenberg. 


Le prince Laurent et la duchesse douairière d'Arenberg© Belga


Récemment, la princesse Sophie était présente à la première communion des princes Nicolas et Aymeric le 29 mai 2014 à Bonlez. Le prince Laurent y est apparu très protecteur avec sa marraine qui retrouva lors de cet événement la princesse Marie-Astrid de Luxembourg. Elle fêtera son 80ème anniversaire l'année prochaine et est comblée par l'affection de ses quatorze petits-enfants dont deux se sont mariés. Elle a cependant perdu trois de ses sœurs ces dernières années : Hilda en 2002, Irmingard en 2010 et Editha en 2013. Au chapitre de ses distinctions honorifiques, elle est Dame d'Honneur et de Dévotion de l'Ordre de Malte, Dame d'Honneur de l'Ordre bavarois de Thérèse et Dame de l'Ordre bavarois de Sainte-Elisabeth. 


La duchesse douairière d'Arenberg entre la princesse Marie-Astrid
et le prince Laurent
© Belga


Descendance de la Duchesse douairière d'Arenberg, née princesse Sophie d'Arenberg : 


13 juillet 2014

Retour sur le mariage d'Astrid et Lorenz

Le 22 septembre 1984, c'est le grand jour. Pour son mariage, la princesse Astrid porte une robe de faille de Faroni et de dentelle, une création de Louis Mies. Les manches très amples se resserrent à partir du coude donnant un effet bouffant. Dotée d'une traîne de cinq mètres, la robe est rehaussée par le voile de famille de sa mère la princesse de Liège, en application de Bruxelles en fil de lin au fuseau et à l'aiguille sur tulle mécanique en coton. Restauré pour l'occasion, il date de la seconde moitié du XIXe siècle et a été porté pour la première fois en 1877 par Laure Mosselman du Chenoy, la grand-mère belge de la reine Paola. La Princesse a choisi comme diadème une couronne de fleurs d'orangers et de lierres. 


© Belga

© Photo News

Pour la première fois, la cérémonie de mariage civil d'un membre de la famille royale ne se déroule pas au Palais de Bruxelles mais à l'Hôtel de ville, dans la Salle gothique. Sur la Grand-Place se trouve notamment la garde civique Schützenkompie Zirl, fondée au XVIe siècle par Maximilien Ier et dont l'archiduc Lorenz est colonel honoraire. Le bourgmestre Hervé Brouhon préside la cérémonie avec l'aide de l'échevin Jean Leroy. Seuls les plus proches parents du couple sont présents. Soulignons l'absence de l'impératrice Zita, grand-mère de Lorenz, âgée de 92 ans. Bien que logeant à Bruxelles chez son fils l'archiduc Rodolphe, elle n'a pas pris part à la fête quelques jours après avoir assisté aux funérailles de sa belle-sœur la duchesse de Parme. La princesse Astrid a choisi comme témoins son frère Philippe et sa cousine Marie-Astrid, alors que Lorenz a opté pour son cousin l'archiduc Karl et le prince Jean de Luxembourg. Après avoir recueilli le consentement des époux, le bourgmestre de Bruxelles lit un court discours qui se termine sur ces paroles : « Ce ne sont pas les honneurs qui rendent heureux mais bien l’attachement que vous vous porterez mutuellement. Soyez heureux ! ». Ensuite, les mariés apparaissent au balcon de l'hôtel de ville, rejoints par leurs parents, le couple royal ainsi que les princes Philippe et Laurent. 


D.R.


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Pendant ce temps, les invités arrivent déjà en l'église Notre-Dame du Sablon, dont les éléments de la composition florale ont été puisés dans les serres royales de Laeken, et ils peuvent patienter en profitant des images de la cérémonie civile diffusée dans plusieurs écrans installés discrètement sur les colonnades. Ils suivent également le parcours du cortège, épaulé par l'Escorte royale à cheval, jusqu'à l'édifice religieux. La princesse Astrid arrive à l'autel avec son père qui a le bras bandé suite à sa récente chute à moto. C'est la comtesse Ginevra Rossi di Montelera, une nièce de la princesse Paola, qui fait figure de demoiselle d'honneur et qui réajuste la traîne de la mariée. Pour les enfants d’honneur, le couple a fait appel à deux filles et deux garçons : l'archiduc Carl-Christian et l'archiduchesse Priscilla (enfants de l'archiduc Rudolf, cousin germain de Lorenz) ainsi que Pilar et André d’Orléans-Borbón y San Martino d'Aglie (enfants d'une nièce de la princesse Paola). Les quatre enfants et la demoiselle d'honneur portent des vêtements qui ont été dessinés par Louis Mies mais réalisés par une autre maison bruxelloise. 


© V. Vanbekbergen

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Parmi les altesses étrangères qui ont fait le voyage se trouvent l'ensemble de la famille grand-ducale luxembourgeoise - hormis le prince Guillaume -, le roi Olav V de Norvège, la princesse Astrid de Norvège et son époux, la reine Sophie d'Espagne et ses filles les infantes Elena et Christina, la princesse Georgina de Liechtenstein et ses enfants le prince héritier Hans-Adam et la princesse Nora, le duc et la duchesse de Gloucester, le prince héritier Frederik de Danemark, la princesse Margriet des Pays-Bas et son époux ainsi que le prince Naruhito du Japon. Citons également la présence du prince Carl Bernadotte (frère de la reine Astrid) qui représente la famille royale suédoise aux côtés de la princesse Désirée de Hohenzollern (sœur du roi Carl XVI Gustaf). Le prince Georges de Danemark (fils de la princesse Margaretha de Suède, sœur de la reine Astrid) a aussi fait le déplacement tout comme le Grand-Maître de l'Ordre de Malte. 


© Photo News


© V. Vanbekbergen


Ayant des liens familiaux proches avec la famille royale belge, les Savoie sont bien représentés, au premier rang desquels se trouve la reine Marie-José. Tous ses enfants sont présents : le prince Victor-Emmanuel et la princesse Marina, la princesse Marie-Béatrice et son époux, la princesse Marie-Gabrielle, la princesse Maria-Pia et ses enfants Dimitri, Michel, Serge et Hélène de Yougoslavie. Nous pouvons encore pointer dans l'assistance la reine Anne-Marie de Grèce et sa fille Alexia, le prince Michel de Grèce et son épouse, le roi Michel et la reine Anne de Roumanie venus avec la princesse héritière Margarita, le duc de Bragance, le duc et la duchesse Max de Bavière, le prince Franz de Bavière, le prince Antoine et la princesse Elisabeth de Bourbon-Siciles accompagnés de leurs enfants Francesco et Marie-Caroline, le prince Giovanni de Bourbon-Sicile, la princesse Espérance de Reuss ou encore le prince Edouard et la princesse Françoise de Lobkowicz. Les famille Orléans (et apparentés) est, à l'instar des Luxembourg et des Savoie, venue en nombre : le comte et la comtesse de Paris, la duchesse de Montpensier et sa fille la princesse Marie, le duc et la duchesse d'Orléans, la comtesse de Limburg Stirum et sa famille, la comtesse de Schönborn-Buchheim, la princesse Bianca d'Aoste (fille de la princesse Claude) ainsi que le duc et la duchesse de Wurtemberg venus à Bruxelles avec leurs enfants Frederik et Mathilde. 


Le prince Nikolaus et la princesse Margaretha de Liechtenstein
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Le comte et la comtesse de Paris
D.R.

Assurée par le cardinal Godfried Danneels, primat de Belgique et archevêque de Malines-Bruxelles, la cérémonie religieuse débute avec l’Épître de Saint-Paul aux Romains, lu en allemand, suivi du Psaume 139 « Hommage à Celui qui sait tout » en français et en néerlandais. La princesse Astrid a, ici, choisi comme témoins son frère Laurent et sa cousine la baronne Maria-Teresa Ricasoli. Pour Lorenz, son choix s'est porté sur son frère Gerhard et le prince Nikolaus de Liechtenstein. Avant la lecture de l’Évangile, une amie d'Astrid, la Gantoise Anne De Groote - elles étaient ensemble aux Etats-Unis il y a plusieurs mois quand Astrid y fut volontaire dans un hôpital du Michigan - interprète un « Glory to God » en s'accompagnant à la guitare. Après l'échange des alliances, les époux récitent à haute voix une prière à Saint-François d'Assise suivi de « Die Himmel Rühme » de Beethoven. Les musiques de Hayden, Corelli, Bach, Haendel, Schubert ou encore Mozart de la cérémonie ont été exécutées avec le concours de l'Orchestre de chambre « Camerata Leodiensis », le quartette royal d’Eupen et la chorale de la BRT. Le temps des lectures arrive enfin : les Intentions en français pour le prince Philippe, Anne De Groote en néerlandais puis la princesse Nora de Liechtenstein en allemand. La cérémonie se clôture sur la lecture par Monseigneur Pedroni, Nonce apostolique, du message délivré par le pape Jean-Paul II. 


© V. Vanbekbergen

© V. Vanbekbergen

D.R.

La sortie des mariés se réalise sous la pluie, au son de 51 coups de canon. La plupart des invités regagnent peu à peu leurs voitures équipés de parapluies quand d'autres - les moins prestigieux - ont du se faufiler entre les gouttes pour rejoindre des mini-bus. Mais ne dit-on pas : « Mariage heureux, mariage pluvieux » ? Tout ce petit monde prend la (courte) route du Palais de Bruxelles où le couple s'adonne premièrement à une séance de photos en bas de l'Escalier de Venise. Ensuite, il se joint à leurs familles pour la traditionnelle photo de groupe. Les réjouissances se clôturent par un déjeuner, servi avec la collaboration d'écoles hôtelières, qui réunit au moins 500 personnes disséminées entre la Salle du Trône, la Salle des Glaces et la Grande Galerie. 


D.R.

Moment de complicité avec le roi Baudouin et la reine Fabiola
© V. Vanbekbergen

La photo de groupe avec de gauche à droite :
- Pour les enfants d'honneur : l'archiduc Carl-Christian, Pilar  et André d'Orléans-Borbón y San Martino d'Aglie ainsi que l'archiduchesse Priscilla ;
- Pour le premier rang : le prince Philippe, l'archiduc Gerhard, la reine Marie-José d'Italie, la princesse Paola, le prince Albert, Astrid et Lorenz, l'archiduchesse Margherita et l'archiduc Robert, la duchesse douairière d'Aoste (née princesse Anne d'Orléans), l'archiduchesse Isabelle, l'archiduc Martin et le prince Laurent ;
- Pour le deuxième rang : l'archiduc Félix, le grand-duc Jean et la grande-duchesse Joséphine-Charlotte de Luxembourg, le roi Olav V de Norvège, la reine Fabiola et le roi Baudouin, la reine Sophie d'Espagne, l'archiduc Otto et l'archiduchesse Regina, le comte et la comtesse Riprand d'Arco-Zinneberg ;
- Pour le troisième rang : la comtesse Ginevra Rossi di Montelera, le prince Jean de Luxembourg, l'archiduchesse Rodolphe et l'archiduchesse Anne-Gabrielle, le prince Alexandre de Belgique, l'archiduchesse Yolande et l'archiduc Charles-Louis, la princesse Esméralda de Belgique, l'archiduc Karl, l'archiduchesse Marie-Astrid (cachée) et l'archiduc Carl-Christian.

© J. Guyaux

La princesse Astrid et l'archiduc Lorenz ont d'abord entamé leur voyage de noce en Autrice et notamment à Vienne. Quinze jours plus tard, ils s’envolaient pour l'île Maurice. Logeant dans un petit bungalow au nord de l’île qu'ils ont pris le temps de découvrir en deux semaines. Durant un pèlerinage à Port-Louis, aidant un paralysé à accéder au Monument de Marie, ils sont repérés et photographiés. Ils accepteront ensuite de poser pour quelques photos avant de retrouver leur quiétude.


En voyage de noce
D.R.


12 juillet 2014

Baptême de la princesse Amalia de Nassau

Née le 15 juin, la princesse Amalia de Nassau, premier enfant du prince Félix et de la princesse Claire de Luxembourg, a été baptisée ce samedi 12 juillet 2014 en la chapelle de l'Ermitage de Saint-Ferréol de Lorgues dans le Var. Présidée par l'abbé Yves Menjot, la cérémonie rassemblait la famille grand-ducale en ce compris le grand-duc Jean. La princesse Alexandra est la marraine de sa nièce tandis que les parents ont choisi Felix Lademacher, le frère de Claire, comme parrain. 

© Guy Wolff/Luxemburger Wort

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